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Prélude d'un Prix d'Amérique

Qu’il fait bon d’apercevoir la casquette d’un contrôleur de la Sncf en ce matin d’un dimanche 29 janvier 2012 qui pourrait bien devenir historique. Jeune journaliste hippique de 23 ans, moi, Giovanni Laplace, dispose d’une chance exceptionnelle… En effet, pendant que des milliers, que dis-je, des millions de français seront devant leur poste de télévision pour assister à la 91ème édition du Prix d’Amérique, j’aurais l’immense plaisir et la grande jouissance d’être sur l’hippodrome de Paris Vincennes. De plus, grâce à un « partenaire » généreux, ce qui est rare de nos jours, j’y assisterais dans d’excellentes conditions. Depuis mon plus jeune âge, les turfistes que j’ai l’occasion de croiser ne cessent de me répéter qu’il n’est pas agréable de se rendre sur l’hippodrome le jour d’un grand évènement car en raison d’un nombre important de spectateurs, il est difficile de circuler et de s’y retrouver dans tout ce remue-ménage. Mais, à ces turfistes à l’attitude « franchouillarde » plutôt sympathique et au point du vue finalement assez semblable au mien, j’aimerais leur préciser qu’à côté d’une Hong Kong ou Japan Cup, les tribunes de Vincennes sont clairement aérées par rapport à leurs homologues nippones. Ayant eu, un jour, le loisir de tomber sur un fabuleux reportage sur notre chaine favorite Equidia, qui, bien que n’étant pas parfaite, voit son numéro inscrit sur notre décodeur quasiment « H 24 », je peux assurer que d’aller assister à une Japan Cup relève du parcours même du combattant. Les japonais, excessifs en tout point mais dans le bon sens du terme, campent même la veille devant l’hippodrome pour bénéficier de la meilleure vue lors de l’emballage final entre les différents champions.

 

A Vincennes, bien que nos amis suédois, italiens, et autres européens à la même passion commune que la notre, arrivent de bonne heure pour fêter l’évènement, la circulation reste tout de même possible. Ce dimanche, je n’aurais pas à me soucier de tout cela, car, même si j’ai parfois du mal à le concevoir, étant journaliste, j’aurais la grande satisfaction d’assister au prix d’Amérique aux côtés de pronostiqueurs comme Maurice Dadhi et Pierre Joseph Goetz. Bien que mon égo soit parfois surdimensionné et que je ne me considère pas moins instruit qu’eux en ce qui concerne le trotteur français, rencontrez ces « stars » de la profession qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, est plutôt exaltant. Bien sûr, je ne m’attends pas à une passation de pouvoir entre le Maitre Maurice et l’élève Giovanni, mais, une belle poignée de main ainsi qu’un échange sympathique me comblerait bien évidemment de bonheur. Assister au Prix d’Am dans la cabine des journalistes tout en haut de l’hippodrome de Paris Vincennes et d’avoir le plus beau point de vue tel un sniper prêt à dégainer, je ne pouvais rêver meilleur scénario. De plus, lorsque c’est pour encourager les meilleurs chevaux de la planète, la sensation est encore plus pénétrante. Mais, ce dimanche, face aux choix et aux certitudes de chacun, je serais obligé de défendre mes opinions avant course. A mes yeux, et je n’utiliserais pas la langue de bois, Ready Cash est un ton au dessus de ses rivaux et l’a prouvé à maintes reprises depuis plus d’un an maintenant. Tenant du titre, vainqueur du Prix de France mais également des trois premières « B » sans que son driver ne lui demande quoi que ce soit, il devrait logiquement partir en position de grand favori. Mais, grâce à des supporters et turfistes suédois très actifs nous pourrions bien assister au même scénario que l’an passé. Alors que Ready Cash était le favori du public, nos amis scandinaves, persuadés de la victoire de leur champion, investissaient de grosses sommes d’argent à la gagne sur l’ogre venu du froid. Par conséquent, Ready Cash remontait sensiblement à la cote et son rapport devenait bien plus alléchant. 

 

Etant passionné mais également parieur, comme tout bon turfiste qui se respecte, il n’est pas impossible que j’engage quelques économies à la gagne sur la candidature du cheval drivé par Francky la Main Froide. Toutefois, dans cette édition « légendaire » du Prix d’Amérique, mon cœur balance et il est également probable que je ne casse pas mon « PEL » et remette cette opération à plus tard. Pourquoi ? Tout simplement car mon cheval de cœur participera à cette épreuve. Dès que je l’ai aperçu en compétition pour la première fois, j’en suis littéralement tombé amoureux. Ce cheval, magnifique alezan aux allures divines, se nomme Royal Dream ! Portant la casaque de mon écurie préférée, celle fondée par Jean Philippe Dubois, l’Ecurie Victoria Dreams, j’espère au fond de moi qui l’emportera même si la victoire de Ready Cash me ferait finalement plus plaisir. Philippe Allaire, créateur du champion des champions et toujours propriétaire du cheval, a perdu son fils durant l’année 2011. Le jeune William, signé « Allaire » et qui avait la « gueule » d’un futur acteur hollywoodien, nous a malheureusement quitté à la suite d’un terrible incendie qui a ravagé l’établissement de Phlippe Allaire à Grosbois. Dès lors, si Ready Cash et Royal Dream venaient à se disputer la victoire finale dans les derniers mètres de course, peut-être ma raison me ferait encourager Ready Cash pour rendre un fabuleux hommage au jeune William, parti trop tôt au paradis des hommes et des chevaux. A 9h30, mon train arrivant incessamment sous peu Gare Montparnasse, j’arrive dans la capitale française plein d’interrogations mais excité comme lors de mes premiers matchs de football lorsque j’étais plus jeune. Mon cerveau, ne cessant de répéter inconsciemment les noms de Royal Dream, Ready Cash, Maharajah, Main Wise As, et autres, est bien plus bruyant et en ébullition qu’une cocotte minute pourtant au sommet de son art. En tout cas, la seule chose dont je sois certain, c’est qu’en ce dimanche 29 janvier 2012 qui restera pour moi inoubliable, je vais vivre mon rêve… Américain !

 

Giovanni Laplace.



le 1 February 2012 (43:48)

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