100% gratuit

Bienvenue sur turf.fr

Le site des gagnants !

Pour rejoindre notre communauté

Mots clefs

Aucun résultat

D'autres billets

Charte de conduite

Responsabilité des
membres de la communauté

Une sirène pas si envoutante !

Me voici de retour les amis après avoir taillé la part belle au Prix du Président de la République la semaine passée. Ce jour, reprenons une saga qui vous tient en haleine depuis de nombreuses semaines désormais. Nous nous étions quittés sur quelques déceptions. Quota de Chahains, qui aurait pu, et même certainement dû gagner sur la grande piste de Vincennes, se classait au deuxième rang, pendant qu’Utah du Vivier, extrêmement malheureuse, échouait d’un rien pour la victoire. Aujourd’hui, abordons le thème de l’enquête ! Lorsqu’on est entraîneur, driver, jockey, propriétaire, éleveur, dans le trot, une arrivée est définitive que lorsque celle-ci est officielle et non provisoire ! Au galop, il n’y a pas de problèmes d’allures et nous savons immédiatement s’il y a eu gêne ou pas. En obstacle, les enquêtes, hormis pour un changement de ligne dans la dernière ligne droite, sont très rares. Au trot en revanche, rares sont les arrivées où il n’y a pas une sirène retentissant. Le trot est une allure fabriquée, non naturelle, qui se doit d’être respectée par les différents compétiteurs. Si un cheval n’est pas au trot, commet une foulée de galop, du traquenard, ou est à l’amble, sachez qu’il est tout simplement disqualifié. Dans l’histoire des courses, certaines disqualifications après enquête sont malheureusement devenues légendaires, tout comme celle de Prince Gédé ou de Iouky du Pré dans le fameux Prix de Cornulier...

 

Ayant eu un premier partant au mois d’aout, si j’avais connu les « joies » de la disqualification, je n’avais pas encore connu celles du distancement après enquête. Le 1er février 2013, je prends une nouvelle fois l’avion direction Nice, la Côte d’Azur, l’hippodrome de Cagnes sur Mer. Malheureusement, je n’y vais pas pour faire la bronzette, mais bien pour encourager ma belle Utah du Vivier en compétition officielle dans un lot qui tient extrêmement la route. L’allocation du Prix Biesolo, dans lequel elle doit concourir, étant de 30 000 euros, je suis légèrement tendu et espère sincèrement que la fille de Jeanbat du Vivier va être dans le coup. A mes yeux, Ubrine, la belle Ubrine, est littéralement imbattable, voire même imprenable. Devant nous rendre vingt-cinq mètres, nous espérons franchement que le rythme soit élevé pour que les juments devant partir au second échelon ne soient pas trop avantagées. Malheureusement, les leaders n’avancent pas trop, et Utah, pourtant bien placée en début de course, se voit très vite dépassée par Ubrine et Ulène of Carless. Parfaitement drivée par un Matthieu Abrivard dont mes couleurs lui vont à ravir, elle se retrouve en cinquième position au bout de la ligne d’en face. Pendant que les favorites font le trou, elle, également appuyée à la cote, perd du temps dans un dernier tournant à main droite qu’elle a dû mal à négocier. A ce moment précis, je suis légèrement inquiet, même si je sais que ma belle alezane est une excellente finisseuse. Une fois en ligne, à l’entrée de la ligne droite, encore loin des animatrices, je sais qu’elle va regagner du terrain. Lancée pleine vapeur, elle termine comme une balle et dépose Ulène of Carless pour la deuxième place, derrière l’intouchable Ubrine. Seulement, j’ai un doute concernant ses allures. Selon moi, elle est limite au niveau de ses postérieurs et lorsque la sirène retentit, je sais pertinemment que c’est pour ma jument. Disqualifiée, logiquement ou pas, nous ne le serons jamais avec les images proposées, elle perd le bénéfice de ses efforts. Comme quoi, tant qu’une arrivée n’est pas officielle, tout peut encore se passer…

 

Giovanni Laplace.



le 24 April 2013 (01:11)

Commentaires (5)