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Ourasi ce héros !

Si le mot légende cherchait une définition, nous lui conseillerions simplement d’ajouter après « : » le nom OURASI ! A la fin des années 80, ce cheval d’exception, adoré et adulé par un public qui n’avait d’yeux que pour lui, a fait le show sur la cendrée de Vincennes. Il n’y a pas une discussion tournant autour des trotteurs sans que son nom soit évoqué. Lauréat à quatre reprises du Prix d’Amérique, il est le seul à avoir réussi ce retentissant exploit. Il y a un peu plus d’une semaine, alors âgés de 33 ans, l’âge du Christ diront certains, le crack s’en est allé au paradis des chevaux. Là haut, il rejoindre son entraineur driver, Jean René Gougeon. Le « Pape » de Vincennes, qui a pourtant eu de nombreux cracks durant sa carrière, avouait ne jamais avoir touché un cheval de ce calibre. Ourasi avait cette classe qu’on les grands champions. Lorsqu’il entrait en piste, il restait parfois immobile et toisait la foule tel un gladiateur prêt à aller au combat. En course, jusqu’à l’entrée du tournant final, il n’était généralement pas très impressionnant à voir trotter. Avec sa célèbre « moumoute » flanquée sur son encolure aux couleurs de sa casaque, il devenait ahurissant de puissance lorsqu’il prenait son mord à l’entrée de la dernière ligne droite...

S’il était baptisé le roi fainéant, c’est tout simplement car il ne faisait que le minimum et ne donnait pas cette impression de vitesse que peut laisser un Ready Cash. Ourasi a tout gagné partout dans le monde et s’est même offert le luxe d’aller défier les américains chez eux. Il restera à jamais dans l’histoire, et même s’il est dépassé un jour au nombre de victoires dans l’Amérique, il sera une légende pour toujours. A 33 ans, Ourasi, s’en est donc allé et a voulu mourir digne. Alors que la plupart des chevaux s’allongent lorsqu’ils sont en phase terminale, lui, sachant pertinemment ce qu’il représente, a voulu rester debout et combattre jusqu’à la fin. Ses proches, ceux qui l’accompagnent depuis désormais de très nombreuses années, sont restés avec lui jusqu’au dernier souffle. Un dernier souffle qui offrait un instant magique, car l’ultime d’un cheval à la condition physique exceptionnelle et à la tenue légendaire. Ourasi, lorsque tu enlevais ton dernier Prix d’Amérique en 1990, moi, avais simplement deux ans. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion d’admirer tes prouesses en direct live, (ou alors dans mon berceau devant les cris de mon paternel qui n’avait d’yeux que pour toi), mais sache que ta carrière, je l’ai vécu en différé, et que même en différé, les poils s’hérissent ! Bizarrement, bien que les courses plus grandes courses soient tombées dans ton escarcelle, la course que je retiens le plus est ta défaite en 1989 dans le Prix d’Amérique. Alors drivé pour l’une des dernières fois par ton pilote de toujours, Jean René Gougeon, tu décides de ne pas uriner avant la course. Une facétie qui te coutera beaucoup puisque dans la dernière ligne droite, endroit où tu passes normalement la surmultipliée et dépose tes rivaux, tu n’as pas ta superbe habituelle et met un genou à terre face à Queila Gédé en ne terminant que troisième. Ce jour là restera magique car cette défaite, commentée merveilleusement par un Jean François Pré qui t’adore plus que tout, a permis à ton sacre de l’année suivante de devenir bien plus émouvant. Lorsque Mimi Gougeon franchissait le poteau en tête en 90, à cet instant précis, tu devenais unique avec quatre succès ! Dès lors, champion, Roi fainéant que tu es, je voudrais te dire bon vent, mais surtout merci, car grâce à toi, le peuple aime les courses, et les aimera désormais toujours ! Merci l’artiste, et amuse toi bien là haut !

Giovanni Laplace.



le 23 January 2013 (24:10)

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