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Rêver, c'est ce qu'il y a de plus beau...

« Aimer, c’est ce qu’il y a plus de beau » ! Tout le monde se souvient de cette célèbre phrase devenue mythique grâce à la comédie musicale, Roméo et Juliette. Aujourd’hui, inventons la comédie musicale Turf.fr et réinventons les paroles en changeant la première lettre de cette phrase. « Rêver », c’est ce qu’il y a plus de beau ! Voici la nouvelle œuvre phare du monde hippique avec dans le rôle principal, un certain Tchao de Loiron. Depuis que je suis tout petit, j’aime les champions, les cracks, ceux qui ont un truc un plus que les autres. De Général du Pommeau, mon premier amour, à Ready Cash, mon actuel, en passant par Zarkava et Sea The Star au galop, ainsi que le regretté Kap Dream et Cesar’s Palace en obstacle, j’en ai eu énormément. Mais, à l’image des deux derniers, mes champions ne sont pas forcément les plus grands cracks de leur discipline. Kap Dream, je l’avais repéré lors d’un steeple chase sur l’hippodrome de Nantes où j’avais tout de suite repéré en lui un futur grand. Ceasar’s Palace, du côté de Cagnes, m’avait laissé sur le postérieur lors de sa première démonstration publique sur les bords de la méditerranée. Samedi, sur l’hippodrome de Vincennes, j’ai une nouvelle fois ressenti cette formidable sensation grâce au beau Tchao de Loiron. Mon père, depuis ma tendre enfance, ne cesse de me bassiner avec Ourasi, Poroto, Bellino II, mais surtout Ténor de Baune. Comme tous les spécialistes, il me précise que jamais un cheval ne sera en mesure de réaliser l’exploit qu’avait fait le magnifique alezan entrainé et drivé par Jean Baptiste Bossuet. Arriver au Prix d’Amérique en ayant remporté ses trente premières courses et mettre tout le monde d’accord le jour J en restant invaincu, voilà qui force le respect. Bien sûr, voir un cheval réaliser telle performance est un peu utopique, mais, le beau Tchao de Loiron, toujours invaincu en douze sorties publiques, nous donne le droit de rêver. Très estimé depuis le début de sa carrière par un Franck Leblanc qui ne cesse de façonner des cracks depuis quelques années, il a une nouvelle fois éclaboussé de sa classe la cendrée de Vincennes samedi après midi. Pour moi, il est un futur grand car encore un peu bébé en compétition en tirant énormément, et malgré cela, il arrive tout de même à l’emporter avec la manière à chaque coup. Samedi, alors que le quinté était pourtant une épreuve géniale où Royal Dream venait tenter l’aventure, tous les yeux étaient braqués sur le fameux semi-classique où le beau Tchao allait essayer la passe de douze sur douze. Drivé par un Jean Michel Bazire, heureux de retrouver un cheval qui le fait vibrer et peut lui permettre de détenir une première chance au départ des futurs grandes courses, il allait déposer l’opposition dans un style impressionnant. Tirant pourtant affreusement beaucoup, il me clouait le bec dans la ligne droite en affichant une puissance étonnante et déposait un Tiego d’Etang pourtant lauréat de ses deux dernières tentatives. Bernard Briand, son propriétaire, sait pertinemment qu’il a touché le gros lot et ne laissera partir pour rien au monde son champion concourir sous d’autres couleurs. D’ici quelques mois, il sait qu’il verra sa célèbre tunique jaune et bleue ciel venir tenter l’aventure dans les grandes joutes hivernales. En attendant, pour Tchao, c’est préparation exclusive pour le critérium des cinq ans qui aura lieu au mois de septembre prochain. Face à lui, il retrouvera pour la première fois Timoko et The Best Madrik, les deux champions de l’écurie. Arrivera t-il à les devancer ? Même si rien n’est certain, espérons le car revivre la folle épopée de Ténor de Baune vingt ans plus tard, je signe immédiatement…

 

Giovanni Laplace.



le 26 March 2012 (45:32)

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