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Orfèvre est grand... très grand !

Un Arc de Triomphe… pas si mal que cela finalement ! La semaine passée, moi, Giovanni Laplace, pourtant toujours prêt à m’enflammer pour les grandes épreuves, étaient sceptiques à l’idée d’assister à une édition 2012 légendaire du Prix de l’Arc de Triomphe. Finalement, je n’avais peut-être pas tort, et certainement même raison, puisque malgré le beau spectacle proposé, nous ne pouvons assurément inscrire ce Qatar Prix de l’Arc de Triomphe parmi les inoubliables. Toutefois, comme beaucoup, je me suis trompé sur le compte de certains, et tient absolument à remettre les pendules à l’heure. Il y a quelques semaines, après la victoire de Frankel sur la distance de 2090 mètres outre manche, j’étais franchement tout excité à l’idée de savoir que le crack de Sir Henri Cecil pouvait venir tenter l’aventure dans la plus belle épreuve au monde. Avec une allocation totale de 4 000 000 d’euros, il était certain que le Prince Khalid Abdullah, qui adore l’Arc, qu’il a d’ailleurs enlevé en 2010 avec le courageux Workforce, allait se laisser tenter. Mais voilà, de l’argent, ce richissime prince saoudien n’en a pas besoin. A ce moment précis ou Frankel n’avait pas encore annoncé son retrait des probables partants, Camelot, le champion annoncé de l’écurie O’Brien, était encore un phénomène. Danedream préparait elle tranquillement sa quête de doublé, pendant que Valyra, No Risk At All, Snow Fairy et compagnie, se mettaient également à rêver du graal. Il est vrai que lors de l’annonce du forfait de tous ces champions, j’avoue que j’étais un peu dans le zag, voire même dans le zig. Comment pouvions nous passer d’un Arc qui promettait d’être l’un, si ce n’est, le plus grand de tous les temps, à un groupe I ressemblant à tous les autres groupes I ? Comment était-il possible que les 60 000 personnes présentes sur l’hippodrome de Longchamp ne puissent-elles prendre leur pied ? Bref, tout un tas de question auxquelles je n’avais évidemment pas les réponses. Mais, plus le jour de l’Arc approchait, plus je me prenais au jeu et espérais rêver avec un joli quatuor présent au départ. Shareta, chanceuse seconde l’année passée, Saônois, véritable cendrillon de cette magnifique épreuve, Camelot, le crack britannique qui était supplémenté pour l’occasion, et surtout, Orfèvre, champion des champions au Japon et qui se devait de ramener une première breloque au pays du soleil levant...

 

Plus le départ de la course approchait, plus j’étais attiré par Christophe Soumillon et le beau Orfèvre. Quand je voyais la sérénité de nos amis japonais, je comprenais alors que nous avions à faire à un drôle de phénomène. Pendant que Saônois allait totalement s’enliser dans la bérézina parisienne, Orfèvre, lui, allait éclabousser de sa classe la piste aux étoiles. Avec son numéro dix-huit dans les stalles de départ, il était contrait de se placer dans le dernier tiers du peloton. Détendu à l’arrière par un Christophe Soumillon appliqué, il attendait sagement son heure avec d’énormes ressources. A l’entrée de la dernière ligne droite, Masterstroke prenait l’avantage, mais rapidement secondé par une Solémia qui croyait alors en ses chances. Et là, à l’extérieur de la piste, un éclair de classe, une illumination même ! Orfèvre, avec un Christophe Soumillon debout sur ses étriers et n’ayant encore rien demandé à son cheval, venait dans un royal canter prendre le meilleur. Prenant alors prendre deux longueurs d’avance, je pensais qu’il allait s’envoler vers la victoire et offrir un premier sacre au Japon tout entier. Mais voilà, une fois en tête, le crack, certainement gêné par quelque chose, biaisait totalement sur sa droite et heurtait même la lice à la fin. Solémia en profitait pour revenir l’attaquer et lui prendre le meilleur au passage du but. Même si elle était une magnifique lauréate, le meilleur n’avait pas gagné. Mais bon, l’essentiel est tout de même que le spectacle ait été au rendez-vous, et de sa voir qu’Orfèvre est bien le phénomène tant annoncé depuis des semaines… Vive le galop, et Vive l’Arc de Triomphe !

 

Giovanni Laplace.



le 10 October 2012 (16:39)

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