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Les temps changent...

Du haut de mes 24 ans, je n’ai pas la prétention de connaître les courses d’antan comme mes illustres ainés. Mais, au regard des statistiques, des palmarès, ou des très nombreuses vidéos que j’ai dégusté sans modération durant ma prime jeunesse, je m’aperçois d’une chose… les courses ne sont plus les mêmes ! Avant, Ourasi gagnait un Prix d’Amérique dans la réduction kilométrique de 1’16 et fractions, alors qu’aujourd’hui, pour gagner un simple réclamer parisien, il faut quasiment marcher 1’15. Les courses ne sont plus les mêmes car l’époque est différente. Avec le temps, de nouvelles technologies sont apparues. Les sulkys ont progressé, la qualité des pistes également, mais surtout la race, qui a pris énormément de vitesse grâce au sang américain ramené par les « bons penseurs » de l’élevage français. Aujourd’hui, la race française est quasiment la meilleure au monde, et nous pouvons assurer que nos Ready Cash, Texas Charm, Sévérino, Rapide Lebel et consorts, sont quasiment les meilleurs chevaux de la planète. Toutefois, si les courses ne sont plus les mêmes, cela ne veut pas dire que tout est parfait, bien au contraire… A l’époque, même si je n’ai regardé que toutes ces épreuves en différé, mes parents n’ayant même pas encore l’idée en tête de me concevoir, je constate que les cracks, les grands champions, gagnait quasiment toujours et tout le temps. Les courses de préparation, dans le temps comme aiment à le dire les anciens, il n’y en avait pas. Ourasi, prenons son exemple car il est le plus grand cheval de tous les temps, était le champion incontesté toutes générations confondues. Lorsqu’il courait, il était placé à la cote de 11/10 par des parieurs qui n’avaient d’yeux que pour lui. Pour Jean René Gougeon, le Jean Michel Bazire des anciens temps, il n’était pas question d’effectuer un petit parcours à l’arrière garde pour préparer son champion pour les grandes joutes hivernales. Dès lors, en plus d’être le meilleur, Ourasi était le meilleur tout le temps et pas seulement lors des épreuves dites classiques...

 

Ourasi, quand il courait, il gagnait les quatre « B », le Prix d’Amérique, le Prix de France, le Prix de Paris, avant d’aller même se payer le luxe de se promener un petit coup sur les bords de la Méditerranée à Cagnes, et d’aller prouver aux scandinaves que même sur des distances réduites, le roi fainéant était bien le plus fort. Nous regrettons un peu cette époque où la tactique et les calculs laissaient place au sport, au vrai sport, au beau spectacle, au show quoi… tout simplement ! Les courses sont avant tout une passion et ce que les turfistes recherchent, ce sont des émotions fortes. Offshore Dream, par exemple, tout grand champion qu’il soit avec ses deux victoires de Prix d’Amérique, n’aura jamais le lustre d’un Ourasi ou même d’un Ténor de Baune, qui, rappelons le, était arrivé au Prix d’Amérique invaincu avec trente victoires. Pourquoi ? Tout simplement car le petit phénomène de l’écurie Levesque n’avait pas une musique digne d’un champion. Dans toutes les préparatoires à l’Amérique, il dormait à l’arrière garde pour venir arracher des petits chèques et ne pas puiser dans ses ressources. Toujours prêt pour le Prix d’Amérique, il l’emportait deux fois brillamment, mais ne faisait bizarrement pas tourner la tête des spectateurs. Avec Ready Cash, l’an dernier, lauréat de trois des quatre « B » et ayant joué le jeu, nous avons retrouvé un peu de ce panache du 20ème siècle. Dès lors, espérons que le crack nous fasse de nouveau vibrer, et rendez-vous au meeting d’hiver…  

 

Giovanni Laplace.



le 26 September 2012 (20:11)

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