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Le Grand Critérium de Vitesse

Quelle satisfaction d’être l’un des premiers, si ce n’est même le numéro un, à avoir repéré dans mes jumelles le champion Royal Dream. Ne voyez en cela aucun signe de prétention mais simplement du réalisme. Pendant que certains étaient encore sceptiques en début d’hiver au sujet du crack de Jean Philippe Dubois et pensait que celui-ci n’avaient pas la pointure de participer au Prix d’Amérique, de mon côté, cela faisait plus d’un an que j’annonçais haut et fort à qui voulait l’entendre qu’il avait même le potentiel d’un futur lauréat de groupe I. Dès ses premières sorties provinciales sur de petits hippodromes en herbe, ce bel alezan aux allures divines et à la façon de se mouvoir assez particulière, me tapait dans l’œil ! Très vite, je comprenais que j’avais vu un champion en piste et qu’il n’allait pas en rester là. C’est lors de sa première sortie victorieuse sur l’hippodrome de Paris Vincennes que je dévoilais enfin au grand jour mon amour pour le beau Royal Dream. Si mes souvenirs sont bons, c’est lors de sa deuxième sortie sur le champ de courses français numéro un qu’il ouvrait son compteur victoire dans le temple du trot parisien. Après une défaite, qui n’en était finalement pas une lors de sa première tentative, il décidait de remettre les pendules à l’heure. Le 12 novembre 2010, il y a un peu plus d’un an maintenant, dans un banal prix de série parisien disputé sur la petite piste, Royal Dream éclaboussait de sa classe une nocturne qui n’avait pas été exceptionnelle. Contrairement à ses compagnons d’écurie, Jean Philippe Dubois lui faisait rapidement prendre les commandes de l’épreuve et s’adjugeait très vite, dix, vingt, voire trente longueurs d’avance sur le reste du peloton. Gagnant en toute désinvolture et dans un style qui en disait long sur ses possibilités, je savais pertinemment que je ne m’étais pas trompé sur son compte. La suite, tout le monde la connaît, ce sont des victoires à la pelle et un meeting d’hiver 2011-2012 littéralement parfait. Après une rentrée à la « Dubois », il l’emportait comme à la parade lors d’une belle course européenne pour chevaux d’âge. Dans la foulée, il faisait bizarrement la faute dans un gros prix de série parisien qui lui tendait les bras avant de remettre les compteurs à jour dans un Prix Constant Hervieu où il laissait une formidable impression. Encore lauréat d’un groupe III, en l’occurrence le Prix de Lille, devant tant de talent, Jean Philippe Dubois n’avait d’autres choix que de tenter sa chance dans le Belgique s’il voulait participer à l’Amérique. Avec vingt-cinq mètres d’avance, il devançait Ready Cash et gagnait son billet pour le paradis où il terminera sixième dans un bon style. La consécration arrivait dans le Prix de France où il gagnait en le faisant de bout en bout tel un roc. Enfin lauréat de groupe I, il obtenait cent cartes pour sa saison d’étalon et pourra désormais continuer de nous faire « rêver » avec ses royaux rejetons. Mais, dimanche, lors d’un Critérium de Vitesse de la Côte d’Azur où il est seul en scène, Royal Dream a une autre page de son histoire à écrire. Plutôt que de vous présenter la course de manière sobre et peut alléchante, je préférais axer cet édito sur ce magnifique champion. Cheval au destin hors du commun, sur son exercice de prédilection, le sprint, en l’occurrence1609 mètrescette fois ci, il devrait le faire à la manière des forts en prenant la tête et la corde pour s’imposer comme à la parade. D’ailleurs, remercions d’avance Jean Philippe Dubois d’avoir joué le jeu car sans la présence de son champion, ce classique pourtant si recherché habituellement, n’aurait eu aucun sens. Dès lors, allez Royal et que le rêve continu !

 

Giovanni Laplace.



le 11 March 2012 (25:12)

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